7h15
CONTROLEUR FRANCAIS POUR PASSAGERS CHINOIS
Monsieur Li vient dans ma chambre, sans bruit, pour me réveiller. Nous devons nous dépêcher car aujourd'hui nous allons à Dalian. Pas le temps de prendre un petit déjeuner car le bus qui passe devant la maison ne va pas tarder. Le ventre vide, avec -26°c dans l'attente... Le bus arrive, nous montons : comme le chauffeur est le frère du beau-frère de Li, qu'ils montrent aux passagers leurs liens, ceux-ci n'osent pas protester de ma présence. Nous passons par les terrs ce qui signifie plus d'arrêts et de paysans à ramasser. A peine entré dans la zone "libre" que Li me donne une antique caisse-poinçonneuse de tickets et me charge de vendre les billets. Cela amuse beaucoup les passagers mais certains en profitent pour resquiller. Après une heure trente de route, nous entrons dans Dalian. Il fait furieusement froid aujourd'hui -30°c en ville. Nous allons dans un restaurant qui se compose...d'une table avec un maximum de...deux couverts! Mamie-serveuse avec son masque chirurgical nous donne notre soupe commandée. Puis nous marchons jusqu'au port et enfin la gare ou nous devons essayer d'acheter un billet de train. Li consulte les horaires sur un immnese panneau. Il reamrque un rapide Dalian-Harbin en quelques heures... Je l'implore de prendre le train le plus lent, soit vingt-huit heures, afin de profiter du voyage...par experience, ce sont les moments les plus interessants! Habitué aux attroupements devant le guichet, je tends mon bras et hurle derrière la vitre tout en lui glissant un papier avec la demande écrite. Nous marchons dans la ville. Dans une grande surface style "fnac", je trouve des livres-cartes, sortes de cartes de crédits plastifiées en acordéon, avec du texte et des illustrations. Celles-ci sont numérotées, très prisées et très chères. Celles concernant le communisme sont déjà indisponibles...
PREMIERE NUIT A... L'HOPITAL!
Li m'informe que le père de Deuxième Beau-frère que nous avons visité est à l'hôpital de Dalian... Nous devons aller le voir. Nous prenons un tram qui n'a rien a envier aux notres... Je remarque que les bus, ici, sont à étage. Nous nous arrêtons dans le Nord, non loin de la plage où a été reproduit un semblant de château de Walt Disney! A l'hôpital, je rentre sans problème bien qu'étant le seul blanc. Nous arrivons à l'étage du malade, entrons dans sa chambre. Là nous retrouvons notre chinoise qui m'avait préparé de bons plats... Elle nous informe dans le couloir qu'il va être certainement opéré et qu'il vaut mieux verser de l'argent pour que l'opération se passe bien. La chambre n'est certainement pas aux normes européennes. La nourriture étant apportée par la famille, il y a beaucoup de monde dans les couloirs après 17h. A 21h, nous sommes toujours là. Je descend acheter quelques petits pains. Li va chercher du thé. Nous dînons dans la chambre où le malade, déjà, dort. Nous ne pouvons pas rentrer car à cette heure, il faudrait la présence de deuxième soeur pour entrer dans Port Arthur... Nous allons donc passer la nuit ici! Je me couche dans un lit de malade, dans des draps qui ont déjà servi...et avec mes chaussures!!! Li me le conseil car sinon, elles peuvent disparaitre dans la nuit!
Le lendemain très tôt, l'infirière me réveille car elle a besoin d'un lit pour un malade. Je sros du lit avec mes chaussures sales. Elle ne change pas les draps. Je commence à ne plus supporter d'être enfermé etLi m'annonce que l'on ne rentrera que cet après-midi! Je décide de sortir. Je longe la mer pour entrer sur la plage : 10yuan ! Un tourniquet passé, une grande dalle en beton recouvre le sable. Un manège d'un autre âge, des stands de nourriture fermés, des gradins sommaires en beton, des poteaux électriques qui traversent la plage, juste en bord de mer... franchement, ca vaut le coup d'oeil...Ici la mer aussi est gelée, il fait un peu plus chaud ce matin -18°c. A midi, je retourne à l'hôpital : une vraie cour des miracles. Je retrouve Li. Nous allons prendre le bus pour rentrer.
14h CHINOIS PAS CONTENT
Bien qu'essayant de me faire discret, ma présence gêne puisque le bus se dirige vers Port Arthur. Nous prenons la côte
CURIOSITE GEOPHYSIQUE
La situation de Port Arthur présente une curiosité naturelle géophysique étonnante. Généralement, en montagne, les chinois coupent le moteur pour descendre une route afin de faire des économies. Mais à certains endroits de cette région, il faut au contraire pousser le moteur pour descendre ! En effet, la pression terrestre ici est -légèrement- inversée... Cette grande route, digne de nos autoroutes (Le Liaoning est une région à la pointe des infrastructures de transports) présente une autre curiosite...
CURIOSITE : UN ARBRE AU MILIEU DE L'AUTOROUTE
Lors de la construction de la route, les arbres ont été coupés en masse. Hors, l'un d'eux -est-ce une légende?- aurait "saigné" : une sève rouge aurait coulée. Il a été décidé de ne pas y toucher. Depuis, la route (3x3 voies) fait un virage très serré pour contourner l'arbre, unique...
PORT ARTHUR : VILLE INTERDITE !
Le bus freine. Le chauffeur exige que nous descendions car nous sommes près du premier tunnel, l'entrée en zone interdite. Li utilise son portable pour appeler un taxi et Deuxième Soeur. Après un long quart d'heure, Deuxième Beau-frère nous téléphone et nous conseille d'aller à la gare de X..., proche de là pour prendre le train de 17h25. Le taxi nous enmène. Arrivé dans la petite gare, les gens nous observent. Il n'y a aucun problème pour acheter un billet de train pour Port Arthur. Mais nous devons attendre 17h25. C'est le cousin de Deuxième Beau-Frère qui est contrôleur. Il fait évacuer une banquette dure pour nous placer. Non seulement les gens sont stupéfait de me voir entrer en zone interdite mais en plus, discuter avec un contrôleur et en chinois! Arrivé à Port Arthur. Certainement un des lieux les plus dangereux pour moi. C'est une petite gare magnifique, russe, tout en bois. Mais pas le temps de trainer. Nous hâtons le pas pour rentrer.
SUITE TRES BIENTOT !...
Photo : une table posée sur le lit pour jouer!
7h15. TROIS DANS LE LIT !!!
Je me réveille au son de la gymnastique des policiers. Ce n'est qu'après quelques longues secondes que je réalise que je ne suis pas seul dans mon lit ! Cette nuit, Tonton, trop excité empêchant Li de dormir, ce dernier est venu dans mon lit. Mais Tonton ne voulant pas dormir seul... Devinant que je suis réveillé, il hurle et réveille Li qui hurle à son tour. Je sors de la chambre. Le rituel commence...Préparation du petit déjeuner des parents, le café, salutations des parents. C'est Deuxième beau-frère qui vient faire un peu de ménage. En collant blanc et pull marron, un ravioli dans la bouche, il balaye. Li me dit qu'il faut que je me dépêche. Deuxième Beau-frère nous enmène chez ses parents, à la campagne.
9h CAMPAGNE MANDCHOUE :
Avec Li, Deuxième Beau-frère nous conduit dans la campagne. 35mn de route. Nous longeons la mer qui est gelée. Une "plage" est en construction ; c'est à dire que pour eux, la plage est un lieu où l'on s'amuse : manèges, restaurant et bancs, le tout pour 10 yuans l'entrée. Nous arrivons dans un petit village. Trois rues parallèles. Portes et fenêtres orientées au sud. La voiture s'arrête au bout de la troisième rue. Nous passons devant une ferme : la basse-cour est à l'exterieur, dans la rue... Le jardin sert d'entrepôt à un immense bazar. Ici, les gens commencent le ménage du Nouvel An. La maison de son père est la seule à avoir un étage (étage non utilisé), pour montrer qu'il est le plus riche du village. La maison est typique de la région : un couloir sépare dexu pièces avec une cuisine au bout. Après s'être déchaussés, nous sommes accueillis par la fille qui nous introduit dans l'une des pièces. Cinq à six mètres sous le plafond. La moitié de la salle est occupée par un kang en pierres haut puisqu'il m'arrive à la taille ! Nous monttons dessus pour y rejoindre les parents. Le kang est brûlant et j'ai du mal à rester assis dessus. Le père de Deuxième Beau-frère est âgé de soixante-cinq ans, marqué par le travail des champs et la maladie. C'est la première fois qu'il voit un étranger et s'en amuse. Sa femme observe attentivement mes chaussettes de laine. Puis je suis la fille dans la cuisine. Un vrai spectacle : une cuisine antique, avec des gamelles en fonte pendues, un immnese wok. Au mur, du carrelage où figurent les personnages de la mythologie chinoise et de la littérature comme le Roi des singes. Elle prépare exprès pour moi, à ma demande, deux repas différents. Un repas quotidien et un repas de fêtes.
11h30 CUISINE MANDCHOUE
Le premier repas que nous mangeons, sur le kang, est le repas de paysan. Une friture de poisson qu'elle a jetée dans l'eau bouillante du wok. Du chou blanc, des cacahuètes, un gros poisson noir qui sert uniquement à parfumer la soupe d'amidon de riz, du riz gluant, des huitres (sans coquilles, versées dans un saladier) et une sorte de pain local. Le tout arrosé d'alcool de Port Arthur. Après déjeuner, les parents se reposent. Je profite avec leur permission d'explorer la remise où sont entrposés les outils. Je retrouve les fameux sceaux accrochés aux extrémités d'un bâton, typiquement chinois. Lorsque je reviens, le père est disposé pour me chanter des comptines et me raconter deux histoires, dont une version mandchoue du Nouvel An chinois. La fille m'explique ensuite les symboles des mets qu'elle prépare pour le Nouvel An. La forme ronde et la couleur blanche des gâteaux rappellent la Pleine Lune et donc la date de la fête. Elle se transforme en artiste avec ses ciseaux pour donner la forme de dragons à ces petites brioches. Ils me demandent de revenir bientôt. Ce que je leur promet. Au retour, nous nous arrêtons dans un marché...
15h00 Alerte : Police !
Deuxième soeur m'a bien dit d'éviter les uniformes lorsqu'elle n'est pas avec moi. Aussi, losqu'une patrouille arrive, nous nous préicpitons dans un grand magasin, juste derrière les portes d'entrée qui sont faites de grosses toiles de jute. Nous les regarodons passer. Heureusement, ils ne m'ont pas vu. Mais ma présence a attiré des dizaines de chinois qui m'entourent. Certains déjà protestent. Il est temps de partir...
CHIEN, TORTUE ET SOJA CHAUD !
Nous entrons dans le marché où Deuxième Soeur, avertie part son mari, nous rejoint. Ici, elle est connue et crainte. Nous passons sans problème et nombreux sont les gens qui la saluent. Le rayon boucherie se compose de grosses carcasse de viande posées à même le sol. Plus loin, un marchand découpe des tortues encore vivantes. Li m'offre un grand verre le lait de soja chaud. Je ne peut même pas avaler une gorgée. Nous nous restaurons avec du chien bouilli et du choux. J'achète des papiers de Nouvel An et une lanterne pour enfant. Retour à la maison.
Ce soir, seuls père et mère sont présents. Après les avoir salué, discuté avec Li et joué avec Tonton, je me couche...
SUITE AU PROCHAIN ARTICLE ! (début sept.05)
Photo : cuisine campagnarde...
6h00
Le jour se lève sur un temps maussade et très froid. Je suis réveillé car Mère est montée sur le lit pour chercher je ne sais quoi dans la fenêtre qui sert de frigo... J'entends la télévision : Tonton, qui est en vacances, regarde des dessins animés. J'observe un instant la pièce à laquelle je ne suis pas encore familiarisé. Face à moi, une photo-poster du "mariage" des parents. La chambre se compose d'un placard-bureau-lit sans âme typique du mobilier post-soviétique.
7h00
Une musique venant du commissariat réussit à me faire lever, ce qui est difficile lorsqu'il fait à peine dix degrés à l'intérieur. Par la fenêtre, entre deux blocs de porc congelé, je distingue la cour et les policiers effectuant leur gymnastique. Je me retourne et voit la tête de Tonton derrière la vitre du séjour. Je le rejoins. Tonton va réveiller Monsieur Li. Celui-ci, dans un ensemble maillot-pantalon en laine orange, les cheveux en pétard, les pieds nus se dirige dans la cuisine pour préparer le petit-déjeuner des parents, mère s'étant recouchée. Li m'informe que je peux prendre une douche ce matin : je dois e profiter car il y aura des coupures d'eau pour faire des réserves pour le Nouvel An ; la veille, tous les habitants devront se laver et il n'y aura pas assez d'eau dans la ville... J'entre dans la salle de bains-toilettes-je-ne-sais-quoi où, entre les bassines servant à récupérer l'eau qui fuit des tuyaux, les wc, les sacs de nourriture, je trouve le tuyau de la douche. Je me lave très rapidement. Je rejoins Li dans la chambre parentale pour saluer les parents. Père est enfoui sous les couvertures, mère, souriante avec sa serviette autoir du coup, entreprend de manger des raviolis. Li met la cafetière en marche, ce qui est assez pour que père sorte la tête de sous les couvertures pour méditer sur la France, le café et la guerre en Irak. Première soeur arrive pour faire un peu de ménage. Li trempe son ravioli dans le café qu'il n'a pas sucré. Je bois le mien.Il m'informe qu'aujourd'hui je ne sortirai pas car seule deuxième soeur peut prendre le risque de m'accompagner. Je retourne dans la chambre pour faire mon lit mais Li me dit qu'il a été fait : j'avais oublié que faire le lit en Chine c''est le défaire en pliant la couverture en trois au pied du lit... Première Soeur ne travaille pas aujourd'hui. Elle me fait un cadeau : un superbe jade. Comme ici l'on offre le cadeau avec le prix, je consatte qu'il a coûté environ 150 euro. Si j'avais acheté le même en France, je pense que le prix aurait été presque doublé! Mais ce n'est pas tout : Li lui a expliqué que je parcours le pays pour me documenter, que je m'intresse à l'éducation, les jeux et loisirs des enfants. Elle m'offre en plus u objet de sa collection personnelle de "Mao". Une superbe plaque en fer de propagande maoïste : le problème est que je ne sais même pas si je peux la sortir de Chine!
11h15
Première soeur prépare la cuisine car nous déjeunons avant midi. Puis elle se fâche avec Mère et Père car elle veut m'inviter chez elle cet après-midi. Mère téléphone à Deuxième Soeur.
15h : première sortie!
Il fait -25°c Nous allons tous (Troisième soeur, Tonton, Monsieur Li et Mère) à pied chez Première Soeur. Nous coupons par le jardin, désert à cette heure. En bas de l'immeuble, je m'attarde un peu sur les affiches, ce qui énerve Monsieur Li car il sait que je comprend suffisament le chinois pour les lire. Il y est question de la dénonciation des mauvais voisins... Nous descendons le boulevard. Première Soeur s'arrête à l'épicerie. A peine avoir dépassé la boutique, la commercante se précipite sur son téléphone pour me dénoncer à la police. Heureusement la rue est vide. Mais cela fait une curieuse sensation d'être dénoncé! Nous nous hâtons vers l'immeuble plus luxueux de Première Soeur. Il s'agit d'un grand appartement très moderne. Son mari est chef d'entreprise et surtout inventeur. Il a trouvé un moyen de garder des poissons frais durant le long transport sur les routes de Chine, en les congelant sans les tuer...et les réanimant arrivé à bon port! Lorsqu'il n'est pas îvre mort, il cuve sa bière...Mais il n'est pas souvent à la maison : toujours au travail. Les murs sont couvert de photos de mariage ne plus grand que nature. Les voisins qui m'ont vu arriver veulent absolument que je vienne boire avec eux. Tous veulent absolument trinquer avec moi et, surtout, toucher ls poils de mes bras. Après quelques verres, je rentre chez Première Soeur, mais c'est l'émeute dans l'immeuble : tous les voisins viennent pour me voir. Deuxième Soeur vient nous rejoindre. Après quelques mots avec sa soeur aînée, elle me demande d'aller dans la chambre parentale pour être isolé, avec Li et Tonton car des curieux essayent d'entrer. Des voisins viennent demander des explications. Ils seront rassurés avec quelques verres d'alcool fort. Nous laissons Tonton avec ses dessins animés. Nous dînons, il est 17h30.
23h: retour discret...
Après une longu soirée, nous rentrons chez les Li, Laissant les deux soeurs. A cette heure-ci, nous avons plus de chance de passer discrètement.. Je vais souhaiter bonne nuit aux parents. Li fait son rapport. Nous regardons un peu la télévision où les programmes d'humouristes se succèdent. A minuit, je regagne mon lit...
SUITE DE LA JOURNEE BIENTOT !
(suite de l'article "Port Arthur" : fin de la première journée)
PREMIER JOUR, 16H45
Nous sommes à quelques jours du Nouvel An. La famille Li se compose de trois filles et d'un garçon, le cadet. En principe, les filles devraient être dans leur foyer, avant de visiter leur belle famille pour les fêtes. Mais leur père étant très souffrant, elles sont souvent à la maison en ce moment et, je ne m'en rend pas compte tout de suite, elles assurent une lourde logistique pour moi...
Deuxième Soeur arrive, bientôt suivit de Première Soeur. Je me rend à la cuisine. Cette pièce est particulière : elle se compose de la cuisine proprement dite et d'une sorte de loggia où se trouve le grand wok et les plaques de cuisson, ainsi que l'évier. C'est tellement en désordre que j'ai du mal à voir ce qui s'y prépare. Le réfrigérateur se trouve dans ma chambre! En effet, il y a un espace entre les deux vitres, conçues ainsi en raison du froid. La nouriture est ainsi mise entre les deux vitres coulissantes, obstruant en partie la lumière. La température extèrieure garantie ainsi la fraîcheur -voir la congélation- des aliments. Nous dînons vers 17h, 17h30.
Li s'isole avec moi pour m'expliquer ce qui va se passer ensuite...Car il n'est pas quetion de se reposer! En fait, ce soir, la cuisine est juste préparée pour Père qui ne peux pas sortir. Nous, nous allons au restaurant pour dîner avec l'un des plus gros industriel de Mandchourie. Ensuite, nous visiterons ses usines. Pour les jours à venir, rien est encore sûr mais il nous faudra voir plusieurs responsables. La première semaine de la Nouvelle année est immuable dans son déroulement. La famille et les amis rendront visite aux Li et je devrai certainement me cacher dans la maison car il est impensable que la famille voit un étranger et impossible pour moi de mettre le nez dehors... Je me prépare dans la chambre : appareil photo, carnet, et surtout, change de vêtements car il est prévu environ -25°c ce soir.
18h Deuxième Beau frère arrive. Il a laissé sa voiture en bas de l'immeuble. Nous sortons avec sa femme et Première Soeur. Sans oublier Li. Nous n'allons pas très loin mais il serai dangereux que l'on me voit en ville, surtout dans le centre. En fait, personne ne sait exactement quelles parties de la ville appartiennent à la ville ou à l'armée mais le centre est militaire puisque donnant sur le port. Nous sortons de la voiture pour nous engouffrer dans un grand restaurant fréquenté par les militaires. Je ne comprend pas pourquoi nous sommes ici puisque notre industriel n'a pas l'autorisation de nous parler et moi je n'ai pas celle des militaires! Mais c'est le plus chic de Port Arthur et notre hôte souhaite marquer son plaisir...Deuxième Soeur me précède, son mari me suit. Un militaire se met à hurler mais Première Soeur hurle encore plus : elle lui montre un papier et ce dernier bien qu'en colère me laisse passer, en reculant, ayant presque peur de me toucher. Il donne des ordres au personnel qui s'est rassemblé pour me voir et inquiet de recevoir un visiteur interdit. J'ai compris que le restaurant ne recevrai personne d'autre ce soir... Une hôtesse nous fait entrer dans une grande salle digne des grands restaurants soviétiques du temps de la guerre froide. L'industriel est en retard. Li avait prévu avec sa soeur un cadeau pour lui : une ceinture. Elle reçoit un appel : il sera possible pour moi de passer quelques jours à la campagne. Puis un autre appel pour fixer un rendez-vous avec le responsable de l'Office du tourisme. L'industriel arrive avec près de deux heures de retard! . Il a commandé de nombreux plats : canard laqué, boeuf, poulet, intestins de porc, nouilles, poisson... des huitres (sans les coquilles), en soupe et la bière locale. Nous discutons un peu de tout. Il a passé quelques mois en Allemagne pour acheter des outils. Il est eprsuadé que je suis très riche et ai de l'influence... Après avoir manger plus par politesse que par faim, nous reprenons la voiture.
23h30
Nous entrons sur un large parking. L'endroit, quoique peu éclairé semble presque désaffecté. Des hurlements : nous approchons. C'est ici qu'attendent les porcs avant d'être tués. A cette heure-ci, il y a peu d'employés c'est pour cela que nous visitons maintenant. L'usine fonctionne jour et nuit! Nous suivons un porc effrayé qui entre par une porte pour être attaché près d'un mur et électrocuté. Une forte odeur se dégage. Le porc est enmené dans une garnde baignoire d'eau bouillante très odorante. Ensuite, suspendu par un crochet, un ouvrier lui enlève la peau...avant d'être découpé. Après cette horrible et difficile visite, dans les odeurs et la chaleur, notre hôte nous offre une sorte de saké. Il est presque 1h... Puis nous offre du saucisson auquel il est impératif de goûter! De l'autre côté de la cour, une autre usine. La chaleur y est encore plus forte et les odeurs tenaces. Ici c'est une des plus grosse fabrique de Soja, Tofu. C'est interessant de voir le travail. Les trois employés sont interloqués par ma visite bien qu'ils aient été prévenus depuis le matin.
2h Nous sortons de la salle où il fait +45°c pour retrouver nos -25°c... De retour chez les Li, je dois saluer les Li au lit avant de me coucher moi-même. Toute la famille est ainsi sur le lit parental, en train de manger des fraises. Puis je m'écroule sur mon lit...
SUITE AU PROCHAIN ARTICLE !
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